Extrait du Chapitre 11
Dans cet extrait du roman policier LES DISPARUS DE LA MONTAGNE NOIRE, démarre l'enquête menée par les scientifiques...
« Des êtres inhabituels, masqués et en combinaison blanche, s’intéressaient de près aux détails de la nature.
Ils étaient déjà à pied d’œuvre, dès les premières heures de la journée. Deux techniciens avaient envahi le périmètre sécurisé et procédaient à la recherche d’indices au niveau de la lisière de la forêt, là où la pente était moins raide.
Pendant que l’un prenait des photos des traces laissées par les animaux, l’autre réalisait un prélèvement des restes de sang trouvés au pied de l’arbre. Après avoir renfermé ses écouvillons dans leur tube à essais respectifs, il se mit à rechercher minutieusement d’éventuelles fibres sur cette même zone. La séance de photos laissa ensuite la place à une séance de moulages. Les empreintes des animaux allaient passer à la postérité afin d’être décortiquées en profondeur. Elles auraient pu être envoyées au laboratoire de la gendarmerie nationale à Pontoise dans le Val-d'Oise, mais l’affaire nécessitait une certaine réactivité. C’est pour cela que le laboratoire mobile d'investigation criminelle avait fait le trajet pendant la nuit : un bus réaménagé avec les outils suffisants pour accompagner une enquête au plus proche du terrain. Il confirmait ainsi l’adage « si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ». Cela était très pratique pour travailler rapidement sur les premiers indices.
Le laboratoire mobile étant stationné devant la gendarmerie, les enquêteurs Brunek et Malory n’avaient qu’à faire quelques pas pour s’y rendre. Ils avaient été maintenus constamment au courant des différentes avancées. Le hasard fit que le lieutenant connaissait le responsable technique en charge des prélèvements. En cette fin de matinée, après avoir frappé à la porte du laboratoire mobile, les deux militaires entrèrent dans cet antre de la recherche scientifique.
« Tiens ! Un revenant ! » s’exclama le responsable technique.
- Salut mon Polo ! Comment vas-tu ? lui demanda Brunek.
- Disons que ça pourrait aller mieux, avec pratiquement une nuit blanche dans le cornet... lui répondit-il.
- Alors ? Qu’est-ce que tu as pour nous ?…
- Déjà, tu diras à tes gars de faire un peu plus attention sur le terrain… Faut éviter de me souiller les indices !…
- Je n’y manquerai pas !… » dit Brunek avec un petit sourire narquois.
- Bon, sur place, effectivement, il n’y a aucune trace de pas. Comme si votre victime avait été attrapée par un grappin, puis soulevée du sol… »
- Très bien… Heu… Comment dire ?… Qu’est-ce que tu peux nous annoncer que l’on ne sait pas encore ?…
- Et bien, il n’y a effectivement que des traces d’animaux qui arrivent et qui partent de la zone de disparition, et nous avons ici affaire à du cervidé !
- Un cerf ?… »

